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electerm : terminal, SSH, SFTP, RDP et VNC dans un seul client, de Windows 7 à LoongArch

Terminal/ssh/sftp/ftp/telnet/serialport/RDP/VNC/client Spice (Linux, Mac, Windows, Android).

15 121 étoiles1 220 forksJavaScriptMIT

En bref

De quoi s’agit-il ?
electerm réunit un terminal, huit protocoles d'accès distant, la synchronisation de signets et une intégration IA dans une application MIT disponible sur une gamme de systèmes qui va de Windows 7 aux distributions chinoises LoongArch.
À qui s’adresse-t-il ?
electerm convient aux administrateurs qui jonglent entre SSH, SFTP, RDP et VNC et qui veulent un seul outil, avec une installation possible même sur des systèmes anciens ou exotiques comme UOS, Kylin ou LoongArch. Il ne documente ni modèle de sécurité ni engagements de performance dans son README, un point à traiter avant un déploiement sensible.
Puis-je l’utiliser commercialement ?
Oui. MIT est une licence permissive : vous pouvez utiliser, modifier et vendre un logiciel qui en dépend, à condition de conserver les mentions de droit d’auteur et de licence.
Est-il encore maintenu ?
Oui. Les derniers commits datent d’il y a 1 jour.
En quel langage est-il écrit ?
Principalement JavaScript, d’après les statistiques de langage de GitHub.

Ces réponses reposent sur les données GitHub du projet (dernière synchronisation le 15 septembre 2026) et sur notre analyse. Elles ne constituent pas un avis juridique.

ANALYSE OPEN SOURCE APPROFONDIE

Huit protocoles et un terminal dans la même fenêtre

electerm se présente comme un client de terminal et d'accès distant open source couvrant ssh, sftp, ftp, telnet, port série, RDP, VNC et Spice. Cette accumulation est le produit : là où beaucoup d'équipes entretiennent un client par protocole, electerm les met derrière une seule interface, avec un gestionnaire de fichiers à côté du terminal.

Le projet est écrit en JavaScript, distribué sous licence MIT, et affiche environ 14 900 étoiles et 1 200 forks dans les métadonnées consultées fin août 2026. La chaîne de développement décrite dans le README s'appuie sur Vite pour le serveur de développement et sur Electron pour l'application de bureau. Une variante web, electerm-web, s'exécute dans le navigateur y compris sur mobile, un service en ligne gratuit existe à cloud.electerm.org, et l'interface se décline en une quinzaine de langues, dont le français, via le dépôt electerm-locales.

De Windows 7 aux distributions chinoises : la matrice système inhabituelle

La liste de compatibilité est le premier argument du README. Outre Windows, macOS et Linux en x64 et arm64, le projet annonce Android, HarmonyOS et iOS, avec des canaux spécifiques : Microsoft Store, App Store d'Apple, AppGallery de Huawei et dépôt séparé electerm-android.

Le détail qui distingue electerm de la plupart de ses concurrents tient dans les systèmes anciens et niche : Windows 7 en X64 et ARM64, macOS 10.15 et plus, Ubuntu 18, et des Linux avec glibc 2.17 au minimum, dont UOS et Kylin. Le support de LoongArch couvre les deux mondes, ancien et nouveau, une distinction d'ABI propre à cette architecture. Pour un parc hétérogène avec des machines qui ne peuvent pas être mises à jour, cette matrice peut décider du choix à elle seule. La contrepartie assumée est un ticket de 330 issues ouvertes au moment de la consultation, conséquence classique d'un support aussi large.

Zmodem, Trzsz et tunnels : la boîte à outils de session

L'authentification accepte la combinaison clé publique plus mot de passe, et les tunnels ssh sont pris en charge nativement. Pour les transferts, electerm couvre Zmodem avec les commandes rz et sz, mais aussi Trzsz, son successeur trz et tsz, annoncé comme compatible tmux, un détail qui compte pour qui travaille dans des sessions multiplexées.

Le quotidien de session est soigné : double-clic pour éditer directement un petit fichier distant, raccourci global façon guake pour afficher ou masquer la fenêtre, ctrl plus 2 par défaut, commandes rapides réutilisables, saisie d'une commande vers un terminal ou vers tous les terminaux ouverts, proxy global ou par session, fenêtres transparentes et image d'arrière-plan du terminal. Les liens profonds permettent d'ouvrir une connexion depuis une URL de type ssh://user@host:22 ou telnet://192.168.2.31:34554, et un usage en ligne de commande est documenté dans le wiki du projet.

Installation : brew, winget, snap, deb, rpm, npm ou AppImage

Les chemins d'installation sont nombreux et documentés avec les commandes exactes. Sur macOS, brew install --cask electerm. Sur Linux, sudo snap install electerm --classic, un dépôt deb pour les systèmes à base d'apt à repos.electerm.org/deb, un dépôt rpm, ou la boutique d'applications de la distribution pour Ubuntu, Deepin ou Mint. Si les paquets empaquetés posent problème, le README renvoie aux archives tar.gz et AppImage.

Sur Windows, trois voies coexistent : le Microsoft Store, winget avec winget install electerm.electerm, ou scoop après ajout du bucket dorado. Une voie atypique existe aussi : npm i -g electerm, cohérente avec la nature JavaScript du projet. Les mises à jour suivent le canal d'installation : notification de mise à jour au redémarrage de l'application, réinstallation manuelle depuis la dernière version, relance de npm pour les installs npm, ou gestion déléguée au système pour snap et consorts.

Synchronisation des signets, IA embarquée et widget MCP

electerm synchronise signets, thèmes et commandes rapides vers plusieurs cibles au choix : gist secret GitHub ou Gitee, WebDAV, serveur personnalisé ou cloud electerm. Ce choix multiple évite de dépendre du service de l'éditeur, puisque deux collaborateurs peuvent se synchroniser par leur propre WebDAV.

L'intégration IA, annoncée comme compatible avec DeepSeek, OpenAI et toute autre API du genre, couvre la suggestion de commandes, l'écriture de scripts, l'explication du contenu sélectionné du terminal et la création de signets ou de thèmes. Un service ai.electerm.org propose un accès IA gratuit aux utilisateurs, et un widget MCP, pour Model Context Protocol, ouvre l'application aux assistants externes, avec un guide d'usage dédié dans le wiki. Le README ne précise ni la configuration par défaut de ces services ni les données qu'ils reçoivent ; la prudence commande de pointer vers son propre fournisseur et de lire le guide MCP avant d'exposer des sessions de production. Le README mélange d'ailleurs ces fonctions avec des encarts sponsorisés d'API IA, à lire en connaissance de cause.

Une cadence de versions serrée et un environnement de développement précis

Les releases consultées montrent v5.3.15 publiée le 28 août 2026, après v5.3.5 le 25 et v5.3.0 le 21 du même mois : trois versions en une semaine, avec une dernière poussée sur master le jour même de la v5.3.15. Ce rythme favorise les correctifs rapides, mais impose de figer une version dans les environnements gérés.

Le README décrit un environnement de développement précis : hôte Linux, node 24.x suggéré via nvm, configuration legacy-peer-deps à true, serveur de développement Vite sur le port 5570 et application Electron lancée dans un terminal séparé. Le lint passe par npm run lint et npm run fix ; les tests demandent npm run b, npm run prepare-test, une copie de .sample.env vers .env remplie avec les identifiants d'un hôte de test, avec une réserve du README sur le fait que cela ne fonctionne peut-être que sur macOS. La construction d'un paquet de test passe par electron-builder, par exemple --linux tar.gz, avec la même réserve inverse côté Linux. Qui veut auditer le code peut donc reproduire la chaîne complète avec ces commandes avant d'empaqueter sa propre version.

Conclusion éditoriale

electerm convient aux administrateurs qui jonglent entre SSH, SFTP, RDP et VNC et qui veulent un seul outil, avec une installation possible même sur des systèmes anciens ou exotiques comme UOS, Kylin ou LoongArch. Il ne documente ni modèle de sécurité ni engagements de performance dans son README, un point à traiter avant un déploiement sensible. Avant de le généraliser, installez-le par votre canal habituel, par exemple winget install electerm.electerm, ouvrez une session ssh avec clé publique, testez un transfert Trzsz à travers tmux et vérifiez où partent vos signets si vous activez la synchronisation.

Sources officielles

  1. Official documentation
  2. Official README
  3. Project repository
  4. Release notes
Notes de la communauté

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